Désengorgement et sécurisation de l’avenue Clémenceau au croisement de la rue du Pioch

Au début du mois de novembre, un promoteur immobilier est allé à la rencontre des quatre propriétaires situés en bas de la rue du Pioch. La raison de cette visite ? Comme beaucoup d'autres avant lui, ce dernier aimerait bien voir se réaliser un projet immobilier à la place de la grande bâtisse inhabitée au croisement de la rue du Pioch et de l'avenue Clemenceau. On rase et on fait un immeuble ! 
C'est un choix personnel et légal, mais plutôt triste pour le paysage architectural du centre du village, déjà bien enlaidie par les dernières réalisations (autour de la mairie par exemple). 

J'ai donc le 14 novembre dernier demandé à Mme le Maire et son adjoint à l'urbanisme s’ils étaient au courant de ce projet. Ils m'ont répondu négativement et durant la réunion du conseil de quartier, Mme le Maire a annoncé qu'à ce jour aucun projet d'urbanisme n’était prévu sur ce quartier 3 (Marquerose, Terral, Pioch).



Quelques chiffres et une date importante pour Saint-Jean-de-Védas 
Combien ça coûte de démolir une si grande bâtisse ? 100.000€ (environ).
Que vous fassiez 20 ou 30 appartements, le coût de la démolition reste le même. En économie, ça s'appelle des coûts incompressibles (sans parler de tous les autres frais).

Le 21 septembre 2017 a eu lieu un conseil à la métropole avec à l'ordre du jour la modification de notre PLU, ramenant les hauteurs de construction à 8 mètres (et à 9 pour les toits tuiles). 
Cette modification que je demande depuis des années va permettre enfin de n'avoir que des R+1 (rez-de-chaussée + 1 étage).
Cette nouvelle régle d'urbanisme, en attendant le futur document de la Métropole en 2019 pour les 31 communes, va nous permettre de respirer un peu.

Que faire de cette belle demeure vide depuis des années ?
La commune doit l'acheter. Oui, Mme le Maire finira son mandat en ayant mis la dette à un niveau inférieur à 2014. N'oublions pas tout de même que l'emprunt de 2014 aurait pu être évité. 
C'est l'une des conséquences de sa gestion municipale entre 2009 et 2014, mais ne regardons plus vers le passé, occupons-nous plutôt de l'avenir !

Nous devons acheter cette maison
L'achat de ce bien immobilier permettra trois choses :
Une partie du terrain permettra l'élargissement de la voirie et ainsi de mettre en sécurité piétions et cyclistes, et nous évitera d’éventuels feux tricolores qui pénaliseraient la fluidité du trafic routier.
Dans cette bâtisse à proximité du collège, nous pouvons imaginer un espace dédié aux ados, des salles pour les associations... L'installation du service jeunesse en ce lieu, nous permettrait de réfléchir à un autre projet pour l'actuelle centre situé actuellement avenue de la Libération. Cela éviterait également de dénaturer le centre du village et de protéger les riverains d'une urbanisation dégradante pour leur cadre de vie. 



Zone bleue : la propriété 

Zone rouge : la partie étroite de l'avenue Clemenceau où il y aura une alternance de circulation (feux tricolores) 


Avons-nous les finances pour cet achat ? 
Oui, avec une augmentation de 4,5% des recettes(1) sans toucher au taux d'imposition cette année jusqu'en 2025, date de la fin de l'urbanisation de Roque Fraïsse, nous pouvons anticiper, préparer et construire l'avenir de notre commune (chose que l'on aurait pû faire également pour la cave coopérative).

"Gouverner, c'est prévoir ; ne rien prévoir, c'est ne pas gouverner." Émile de Girardin – 1867